Départ de l'herbier
Herbier au conservatoire
Réception officielle de l'herbier
Presse
Lien article Mr Sarsiat
«Le génie est une longue patience» Buffon
Jean VIVANT, un grand Naturaliste.
Animé par une curiosité insatiable depuis sa plus tendre enfance, aiguisée par la pêche, la chasse et la vie à la campagne dans une liberté totale. Jean VIVANT débute la botanique dès l'age de onze ans en faisant "travailler" ses camarades de classe, tous les jeudis, au ramassage et séchage de plantes dans la grande salle de l'auberge familiale, (toutes les tables et chaises étaient jonchées par les matériaux.)
Dans de vieux cahiers d'écolier, nous retrouvons la trace d'herborisations datant de 1947-1948, déjà, il étend son investigation aux Muscinées, Sphaignes, Champignons et Phanérogames qui croissent dans la plaine Landaise. L'Herbier antérieur à ces années a été détruit du fait d'une mauvaise conservation et attaque d'insectes.
A partir des années 1950-1955, son intérêt se porte sur l'entomologie.
L'exploration de grottes, de cavernes, de dunes, l'éclatement des bois pourris, la pose d'appâts pour piéger les insectes, apportent de nouvelles sources à son regard avide de connaissance sur les mœurs et la diversité des espèces. Il étudie plus particulièrement les Coléoptéres et les Hyménoptères.
Puis, vint la période des Lichens, «Une passion durable» (courrier à Mr Aymonin). Il répertorie en deux ans, plus de 800 lichens, pour les Pyrénées Françaises et Espagnoles - (voir Catalogue Lichenologique.).
Mais ce boulimique de travail ne se contente pas d'une catégorie à la fois, il étudie tout en même temps avec autant de rigueur et de méticulosité, chaque nouvelle curiosité pour une discipline s'ajoute aux autres disciplines. Il étudie sans relâche, au microscope jusque tard dans la nuit. Se couche et se relève pour résoudre un problème resté en suspens.
Il n'a de répit que lorsque la solution est trouvée!
Ainsi pour un secteur donné, il entreprend, l'étude des Muscinées, des Algues, des Lichens, des Phanérogames, des Insectes et, nous le verrons plus tard, de la Fonge.
Dans les années 1980, il entreprend l'étude de la Fonge. Enorme programme !
Son but, pouvoir travailler l'hiver sans aller trop loin et sur du matériel frais qu'il va trouver à profusion. Il attaque assez rapidement les Agaricales, puis prend de front toutes les espèces qu'il passe sous le microscope et s'attache surtout aux espèces inférieures (Myxomycètes, Pyrénomycètes, Tomentelles, ect..); toujours avec précision il dessine, mesure les spores et fiche chaque champignon, précise le lieu, la date, comme il le fait pour chaque végétal étudié.
Non content d'explorer la France, la Corse, il poursuit sa quête en Espagne, aux Iles Canaries, au Maroc, Grèce, Sénégal, Côte d'Ivoire, Réunion.
Puis, la Guadeloupe lui procure un vrai choc par l'abondance de la flore tropicale, il s'y rendra 23 fois, à partir de 1983.
Sur tous les terrains explorés, dans tous les pays visités, il fit de nombreuses découvertes.
Je souhaite vivement que se présente quelqu'un d'assez FOU, pour entreprendre l'inventaire de l'ensemble des travaux de Jean VIVANT.
Ce petit mot a été écrit avec toute mon affectueuse admiration.
Jacqueline VIVANT
Jean VIVANT est Membre de La Société Botanique de France depuis 1948.
Il a reçu le prix du Conseil de la Société Botanique de France en 1980.
La contribution de Jean VIVANT à la connaissance des plantes et des milieux naturels est considérable or, chacun sait qu'un savoir qui n'est pas suffisamment diffusé est un savoir perdu, c'est pourquoi ce site met à la disposition des spécialistes et des amoureux de la nature, les listes de ses publications en botanique, mycologie et lichenologie.
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